Découvrir - HISTOIRE DE MIRABEL

Présentation

Mirabel-aux-Baronnies est une commune au sud du département de la Drôme, en région Rhône-Alpes-Auvergne. Construit sur une butte, autour de son église, le village, réputé pour ses olives et la beauté de ses paysages, bénéficie d’un microclimat exceptionnel...

Origine

Le Village est connu depuis 1059 comme Mirabello Castello.
Mirabel est l’ancienne capitale de la tribu voconcienne des Gaudenses.
D’après une légende, le village doit son nom à une tour merveilleuse appelée Mirabellis, du haut de laquelle on apercevait Orange dans le Vaucluse.

 

1509 : Mirabello Castello
1790-1800 : chef-lieu de canton
1876 : construction du premier réseau  d’eau potable

Histoire :

Le 9 octobre 1206, Dragonnet de Montauban et son fils Raymond cédèrent leur haute justice sur le fief, en échange de droits seigneuriaux sur Vinsobres, à Eldiarde, abbesse de Saint-Césaire d’Arles.
Après l’annexion de la baronnie de Montauban par les dauphins, ceux-ci comblèrent Mirabel de largesses. Mirabel fût atelier monétaire, le château fut agrandi et embelli, l’église Saint Julien reconstruite avec une chapelle spéciale pour eux.
Pillée et saccagée au XIVème siècle, par les compagnies de routiers, Mirabel fut l’une des malheureuses victimes des guerres de religion, qui y firent d’horribles dégâts.

La peste

Jusqu’en 1345, il existait un quartier juif, nommé Les Josiols, au nord-est du village. A cause de rumeurs selon lesquelles les juifs étaient responsables de la peste qui menaçait cette année-là, ils furent assassinés ou envoyés vers Carpentras. Le quartier fut détruit.

Chef-lieu de canton de 1790 à 1800, Mirabel devint après le 9 thermidor un foyer de réaction royaliste et tout rentre dans l’ordre après la fête du 14 juillet de l’an X.

Mirabel-aux-Baronnies fut un des premiers villages avec un réseau d’alimentation d’eau publique, construit en 1876. Des spécialistes italiens restèrent pendant quelques années au village avec leurs familles. Il existait même une école en langue italienne pour leurs enfants. L’eau provient d’une source appelée La Tune, captée à deux kilomètres au nord-est du village. L’eau est collectée et conduite par des dalots (canalisations) en béton qui alimentent encore aujourd’hui deux fontaines et deux lavoirs.